Je gravis ces marches sans réellement savoir qui je dois être. Dans une nuit froide et calme j'aurais probablement eu peur. Mais il fait jour. Les grilles usées par le temps grincent quand on les poussent ... Comme un bienvenue dans l'entre des morts. Quelques pas devant sois, puis quelques-uns uns à gauches un regard à droite et nous y voilà. Ni trop proche ni trop loin ... Mais parsemée de fleurs. Quel état d'âme somme-nous sensés acquérir face à la tombe d'une morte qu'on connaissait sans réellement être touché. Je ne sais pas, je ne sais plus.
Dans ses yeux les larmes qui n'auront jamais coulées, dans ses mots l'attente, et l'impatience de l'irréversible. Prise entre deux ; partir, fuir l'ennuis et les souvenirs ; Rester face à son mal, par pitié bien que sa soit pire que tout. Je ressors encore plus mal qua mon entrée. Plus effrayée, et plus perdue dans mon devoir de petite fille effrayée par la réalité.
L'absence est elle encore plus redoutable à son âge, l'est-elle encore plus quand on en est à sa troisième femme qui nous fil entre les doigts ? Je ne sais toujours pas, je saurais le moment venu.
Je suis désolée, je le suis sincèrement ... Seulement, moi je sais plus comment on fait. Je crois même que j'ai jamais sue. Parce que souviens toi, c'est pas à moi qu'il faut demander de l'aide face à ces choses là.. C'est pas à moi, puisque moi le jour de ça mort je jouais & rigolais face à son cercueil. Ne fais jamais comme moi, jamais tu t'en voudrais, je te connais.
A lui; Papy.